04/07/2008

 

EnAutarcieVentreBallon

04 juillet 08

Ce matin, le projet bat un peu de l'aile et Stéphane et moi nous échangeons beaucoup sur la sagesse et la meilleure façon de cicatriser les souffrances qui reviennent toujours perturber le cours de la vie jusqu'à ce qu'on parvienne à les digérer. Parfois elles sont sournoises, on n'en est pas conscient, mais elles sont bien là, l'histoire se répète, on refait les mêmes erreurs, on n'apprend pas, on ne s'écoute pas. Peut-être les événements surviennent dans nos vies pour nous rappeler qu'on a encore des points à mettre sur nos "i"? Pour avancer, pour progresser, sans doute il faut casser ce cycle qui se répète interminablement si on ne parvient pas à se changer soi-même. Peut-être que tout deviendrait possible si on se mettait dans une dynamique intérieure positive. Cette vision de la vie, cette vue de l'esprit radicalement positive, c'est un choix qu'on peut faire indépendamment des événements extérieurs, c'est comme un déclic, un interrupteur intérieur, on éteint le négatif et on allume la lumière parce que c'est ça qu'on préfère. On décide qu'on préfère vivre dans la lumière, on décide qu'on préfère voir le beau, on décide qu'on préfère cicatriser ses souffrances et construire quelque chose de neuf au lieu de se détruire en ressassant ses malheurs ou les malheurs du monde. Ce n'est pas de la naïveté, ce n'est pas de l'utopie, ce n'est pas un déni des choses injustes et atroces qui font aussi partie du monde et de la vie, simplement, c'est un choix qu'on fait parce que ça fait du bien. Je n'ai pas la prétention d'y arriver tous les jours mais j'essaie. Et le texte qui m'a initié à cette philosophie de vie, c'est la lettre ouverte que Julos Beaucarne écrivit la nuit où sa femme fut assassinée. (cliquez ici si vous voulez lire sa lettre). Aujourd'hui, 33 ans plus tard, Julos vit toujours avec cette profonde foi en l'homme et il croit plus que jamais que "la véritable révolution est une révolution intérieure". Et je suis de son avis.

Cette traversée de la Manche, c'est un projet palpitant qui prend tout le monde aux tripes. Stéphane y consacre sa vie entière depuis bientôt 5 ans, tout y passe: son temps, son argent, ses amours, son avenir. Peu importe s'il risque le flop, il y va mordicus, il ne songe qu'au jack pot. On peut dire sans se tromper qu'il a le côté "mordicus" bien développé et sans doute c'est cette détermination hors du commun qui lui permet de faire voler son zeppelin. Mais si c'est une qualité, c'est aussi une médaille et comme chaque médaille, elle a son revers - ce qui fait que notre Stéphane, il a parfois un foutu caractère... comme la plupart des gens qui font des choses un peu extra-ordinaires.
Et finalement, ce matin je me dis que traverser la Manche avec un zeppelin à pédales c'est de la rigolade à côté du grand défi que le genre humain tente de relever depuis l'aube de l'Humanité:
VIVRE EN PARFAITE HARMONIE avec soi-même et le monde autour.

Tout un programme....

12:59 Écrit par Laurence Latour | Lien permanent | Commentaires (0)